Dolce Punto (D_P)

One hour standing

Rituel

ONE hour standing _ THIS TIME I WILL NOT ESCAPE, AND I WILL FACE LIMITS, TIME, CLIMATIC CONDITIONS, EYES, ANNOYNESS

J’étais face à un mur. Mon corps refusait de sortir, refuser d’aller dans, dehors, l’environnement froid, gris, venté.
Je suis à l’intérieur, chez moi. Pleine de froid, pleine de vêtements. Mon corps résiste. Il ne veut pas sortir. J’essaie de me projeter dans les territoires urbains que je souhaiterais explorer. Mais mon corps se ferme, incapable d’imaginer une promenade et des temps de pauses sensorielles en extérieur. Plutôt il me demande du contact, faire masse. Peau commune pour se protéger de l’environnement. A la limite du renfermement. Incapable de se projeter vers un contact avec l’extérieur, mon corps me suggère des expériences de survie à partager entre plusieurs corps. Des expériences d’échappement. J’envisage de marcher avec un casque, dans lequel écouter des musiques chaudes, des respirations, une stimulation auditive pour échapper à la dureté de l’environnement dans lequel je nous projette, un déplacement auditif pour parvenir à détendre les tissus épidermiques. Je cherche des possibles. Et me vienne plusieurs solutions d’échappement.

Puisque mon corps ne parvenait pas être contraint. Je ferai corporellement l’expérience de la contrainte. Aller dehors, sans marcher. Rester, fixe, dans le froid, le vent, l’architecture répulsive, en groupe. Éprouver corporellement, un environnement, climatique et urbanistique.

Rester. Endurer. Affronter. Me confronter avec. Persévérer. Perdurer
Aller là bas, dehors et rester. Résister. Ne pas plier, succomber, céder, fuir.
Stare = rester _ être.

VILLENEUVE D’ASCQ, place de l’hôtel de ville | mars 2013
JPEG - 192 kb
JPEG - 277.1 kb
JPEG - 312.9 kb

Retour du standing. Éprouver le temps qui passe. S’immobiliser: sentir le temps, alors les choses apparaissent, une substance, des images, des connections. L’expérience du temps.
Et aussi.
Place de l’Hôtel de Ville. la cohabitation des différences. ces femmes voilées, des hommes. des femmes non voilées. des hommes à barbe avec des tuniques. des hommes en survêtements. la cohabitation. le charme de la différence. de la diversité. L’acceptation de la diversité. Faire communauté par la diversité, et non par l’homogénéité. Retour du standing.

Alors faire l’expérience de la persistance, dans le mouvement, le déplacement.
Me poser et me déposer dans les différents endroits que je traverse. Faire empreinte. Donner du poids et une consistance à mon passage et à la rencontre entre un territoire et moi. Expérimenter l’enracinement des pieds fixes, alors que je me déplace, encore une fois. L’empreinte des pieds dans le sol. L’empreinte de ma présence. Pendant le stare. L’empreinte que je ne peux pas voir, qui m’est invisible.
Faire trace de l’empreinte de ma présence quand je me suis retirer de l’endroit, quand je me suis extraite du socle qui s’est créé autour de moi au fur et à mesure du temps qui est passé. Extraction jusqu’à la racine.

LAURAGAIS | juillet 2013

JPEG - 633.7 kb

JPEG - 886.7 kb JPEG - 946.2 kb

JPEG - 311.3 kb

PONDEROSA | juillet 2013

JPEG - 221.9 kb
JPEG - 141.3 kb
JPEG - 112.9 kb

LISBOA | août 2013

JPEG - 207.4 kb
JPEG - 319.8 kb
JPEG - 237.9 kb
JPEG - 876.1 kb